"Dissolution" de Clovis Villette: mon avis
Quand les convictions politiques déchirent les liens humains et révèlent la fragilité de la démocratie.
Je vous propose de découvrir aujourd’hui ma chronique littéraire de “Dissolution” écrit par Clovis VILLETTE.
N’oubliez pas de me retrouver sur ma chaîne WhatsApp gratuite ou sur Spotify.
Tous les liens pour me suivre se trouvent ici: https://patrickjjames.carrd.co/
Résumé
Un roman d'anticipation réaliste au cœur de l'Assemblée nationale et de l'écologie radicale.
Entre tensions sociales et catastrophes naturelles, la France devient chaque jour plus instable à l’aube des élections présidentielles.
Deux amis d’enfance sortent de Sciences Po : lui rêve de rejoindre l'Assemblée nationale, elle de s’engager pour l’écologie. La campagne fait rage. Ils découvrent la noirceur derrière les beaux discours. La démocratie vacille.
Dans un monde en perte de sens, entre convictions politiques et passion amoureuse, entre bataille parlementaire et combat de rue, ce roman interroge sur les limites du militantisme, la place de la culture, et l’avenir de l’humanité.
Informations sur l’ouvrage
Auteur : Clovis Villette
EAN/ISBN : 979-8-291410-49-0
Nombre de pages: 330 pages
Editeur : Auto Edition
Date de publication : 13 juillet 2025
Disponible sur Amazon ✅
Lecture : physique dans le cadre d’un Service de Presse SimPlement.Pro
En passant, voici mon profil chroniqueur certifié https://simplement.pro/u/patrickjamesnc
Ma chronique
Aujourd’hui, je vous présente une nouvelle chronique suite à la lecture de “Dissolution”, un roman politique écrit par Clovis Villette.
Avant de commencer, je remercie l’auteur pour sa confiance en m’envoyant, à l’autre bout du monde, son livre afin que je puisse le lire. Je le remercie également du délai supplémentaire accepté puisque je devais, quelques jours après le décès de mon père, publier la chronique.
Merci beaucoup, cela n’a pas été évident de faire cette chronique, mais le temps supplémentaire m’a été profitable.
Maintenant, rentrons dans le vif du sujet: avec Dissolution, Clovis Villette propose précisément un type de récit peut courant en ce moment: un roman politique.
Le livre s’inscrit ainsi dans une France proche temporellement à la nôtre, traversée par des conflits politiques, des inquiétudes écologiques et une démocratie qui semble parfois vaciller sous le poids des radicalités.
En lisant cela, avec tout ce qu’il se passe en ce moment, on se rend déjà compte que ce n’est pas du tout éloigné de notre quotidien.
Le roman suit deux personnages issus du même milieu universitaire, anciens étudiants de Sciences Po et amis d’enfance.
Mais leur trajectoire commune se brise progressivement: l’un choisit la voie politique institutionnelle, tandis que l’autre s’engage dans le militantisme écologique.
À partir de cette divergence, Dissolution construit une double tension : politique d’un côté, intime de l’autre. La relation entre les deux protagonistes devient le miroir d’une fracture plus large, celle qui traverse aujourd’hui le débat public et qui oppose différentes visions de l’engagement.
L’auteur déploie ainsi un univers où se croisent les stratégies politiques, les luttes militantes et les affrontements idéologiques. La campagne électorale, les discussions stratégiques, les débats entre militants et responsables politiques forment l’arrière-plan du récit qui tente de (nous) montrer comment les convictions peuvent transformer les individus.
La politique n’apparaît jamais comme une abstraction. Au contraire même, elle agit directement sur les relations humaines, sur les choix personnels et sur les ruptures.
D’ailleurs, l’une des qualités du livre réside dans ce regard si précis porté sur l’engagement. Clovis Villette tente de comprendre comment naissent les radicalités, comment les idéologies se durcissent et comment la logique militante peut progressivement transformer la perception du monde.
Le roman pose alors une question centrale : jusqu’où peut-on aller pour défendre une cause que l’on juge juste ? Et surtout, à quel moment l’engagement bascule-t-il vers une forme d’extrémisme?
L'autre point positif est que l’auteur semble posséder une sérieuse connaissance du fonctionnement politique. C’est flagrant et c’est très bien utilisé. Certaines scènes décrivant les coulisses des campagnes, les discussions stratégiques ou les logiques d’appareil apparaissent crédibles et donnent au récit une certaine solidité. Le roman s’appuie également sur un décor réaliste et reconnaissable, ce qui renforce cette vision.
Franchement, bravo car nous sommes littéralement plongés dedans!
Maintenant, je dois avoir également que certains points laissent un peu sur notre faim.
Le style m’a paru parfois assez inégal et peut donner l’impression d’une écriture a qui il manquait encore une étape de relecture ou de travail. L’écriture, si elle se veut claire et accessible, n’atteint pas toujours la profondeur littéraire que le sujet pourrait suggérer. Le contenu est excellent et profond, le style parfois lui trop succinct voire, parfois, trop limité.
Il manque une certaine forme, dans l’écriture, d’exploration psychologique plus approfondie.
Je suppose que c’est voulu, (enfin, je l’espère!) mais c’est assez déroutant d’avoir un contenu si riche écrit si “simplement”. Et c’est sûrement le fait de ne pas savoir ce qu’il en est réellement qui rend cela compliqué à expliquer!
Le rythme du récit est, enfin, très inégal. Le début du roman s’installe lentement, très lentement, tandis que la dernière partie apparaît plus solide et plus convaincante dans la manière dont elle mène l’intrigue vers sa conclusion. La fin donne d’ailleurs l’impression que le livre trouve réellement son équilibre lorsque la tension politique et la tension personnelle se rejoignent pleinement.
Malgré ces imperfections, j’ai bien aimé Dissolution qui reste une tentative intéressante dans un genre si rare. Clovis Villette ne cherche pas seulement à raconter une histoire, il tente de mettre en scène les fractures idéologiques de notre époque. Le roman fonctionne alors plus comme une réflexion sur la manière dont les convictions politiques façonnent les trajectoires individuelles et transforment les relations humaines.
Dissolution ce n’est pas seulement une intrigue, c’est aussi une question sur l’engagement et ses conséquences.
Le résultat n’est pas toujours parfaitement maîtrisé sur le plan littéraire, mais l’intention reste claire et assumée. Dissolution propose une lecture qui peut susciter la discussion mais il trouve totalement sa place dans une tradition du roman politique qui cherche moins à divertir qu’à questionner le monde dans lequel nous vivons.
Je lui donne la note de 15/20.
Je remercie une nouvelle fois l’auteur pour sa confiance!
~~ Patrick



